Ajustement structurel

Un ajustement structurel est soit une mesure prise par les entités politiques d'une zone géographique, soit une évolution spontanée des agents économiques, visant à aménager la structure d'une économie qui pose des problèmes et d'orienter celle-ci vers un meilleur développement économique et un plus grand équilibre social.

Distinction entre structurel et conjoncturel

Un ajustement structurel, en tant qu'outil de transformation des modes de fonctionnemlent d'une économie (davantage de liberté pour les agents économiques par exemple) se distingue ainsi d'une action purement conjoncturelle (mesure visant à limiter l'endettement, ou mesure de freinage ou de relance par exemple).

Types de mesures, ou d'évolutions spontanées, pouvant avoir une incidence structurelle

Les mesures concernent notamment
- Des dispositions législatives favorisant l'initiative économique, le fonctionnement du marché et les investissements étrangers propices au développement, permettant entre autres l'ajustement spontané des agents économiques à la situation locale et à l'environnement mondial,
- Des dispositions de "gouvernance" contre la corruption, la bureaucratie et l'emprise de clans sur l'économie,
- Une meilleure diffusion du savoir et un encouragement de l'innovation,
- L’amélioration des infrastructures selon des modes évitant le clientélisme et limitant la monopolisation
- Un système fiscal plus incitatif aux initiatives

Politiques liées au FMI et dites "d'ajustement structurel"

Parfois des confusions existent et on appelle parfois "politique d'ajustement structurel" un ensemble de dispositions dont certaines agissent sur la conjoncture et d'autres sur les structures et qui résultent d'une négociation entre un pays endetté et le FMI pour recourir à des financements de cet organisme. Ces crédits sont dénommés entre autres prêts d'ajustement structurel ou des prêts d'ajustement sectoriel (Structural adjustment loans ou sectoral adjustment loans).

Le détail des moyens à mettre en œuvre fait l'objet d'une négociation impliquant trois partenaires :
- Les gouvernements des états en difficulté : en charge de proposer et de préparer des plans pour sortir leurs pays de la crise ;
- Le fonds monétaire international : en charge de la restructuration de la dette extérieure et intérieure du pays ;
- La banque mondiale : en charge du financement des mesures nationales de restructuration et d'ajustement.

Le programme économique qui sous-tend un accord est formulé par le pays en consultation avec l'institution, puis soumis au Conseil d'administration du FMI dans une «lettre d'intentions». Celle ci reprend les engagements du pays concernés, qui constituent autant de conditions (voir plus bas). Le suivi de leur mise en place permet au pays d'obtenir le crédit pour mener à bien ses réformes. .

Conditions (engagements des pays emprunteurs)

Les étapes de suivi du programme sont appelées conditionnalités. Un exemple de réformes recommandées par le FMI et planifiées en 1997/1998 est donné à l'article conditionnalité.

Parmi les types de conditions, certaines peuvent être considérées comme des actions proprement structurelles :
- Politique d'austérité
- Privatisation des entreprises d'État : le but est soit d'élaguer les entreprises qui pésent sur le budget de l'état par leurs déficits chroniques, soit de réaliser l'actif pour diminuer l'endettement pour les entreprises rentables
- Combat contre la corruption
- Non-discrimination de l'investissement : augmentation des droits des investisseurs étrangers - Réformes visant à supprimer les entraves au développement économique

Les ajustements structurels sectoriels (Banque mondiale)

La banque mondiale intervient dans le financement des restructurations économiques de secteurs ou d'administration à problème dans les pays en voie de développement.
Elle aide par des prêts les ajustements structurels en dehors des périodes de crise, dans une optique de prévention de celles-ci.
Ainsi, les programmes d'ajustement des secteurs en difficultés sont-ils proposés, comme dans le cas du FMI, par les gouvernements et la société civile. Des conditionnalités sont là également pour valider les étapes que se sont fixés les pays et débloquer les échéances d'aide.
Enfin, la libéralisation des échanges est une réforme quasiment systèmatiquement pronée par la banque mondiale afin d'améliorer la compétitivité des secteurs industriel, tertiaire ou agricole du pays et permettre son insertion dans la compétition mondiale.

Catégorie :
Strategie
Auteur de l'article :
© Copyright 2006 – Wikipédia – licence GFDL - http://wikipedia.org / www.1001Interactive.com
Source :
Date de publication :
12 décembre 2006