Économie du Royaume-Uni

Le Royaume-Uni est l’un des premiers pays commerciaux et industriels du monde. Avec un produit intérieur brut (PIB) d’environ 1 700 milliards d'euros en 2004, il occupe le quatrième rang mondial, derrière les États-Unis, le Japon et l’Allemagne. Le PIB britannique a dépassé le PIB français en 2003.
Depuis 1973, le Royaume-Uni est membre de la Communauté européenne (désormais Union européenne). Le ministre des Finances britannique a toutefois annoncé, en octobre 1997, que le Royaume-Uni n'adhérerait pas à la monnaie unique — l'euro — mis en circulation en janvier 2002. Cependant, après avoir ratifié le traité d’Amsterdam en juin 1998, un « plan national de transition » vers l’euro à partir du 1er janvier 1999 a été annoncé en novembre 1998.

Depuis le début des années 2000, et plus particulièrement depuis 2003, l'économie britannique se dégrade pour des raisons essentiellement structurelles. Les conséquences se retrouvent au niveau de la balance commerciale et dans le dérapage des comptes publics.

Évolution récente

Après deux décennies de libéralisation à marches forcées de l'économie britannique, le gouvernement de Tony Blair a mis en place quelques mécanismes de régulation sociale. En mars 1998, la Chambre des communes a donné son accord pour l’instauration d'un salaire minimum, entré en vigueur en avril 1999. Le chômage est officiellement à un taux très bas, mais les chômeurs non-pris en compte dans les statistiques (inaptes au travail) sont plus de deux millions : le premier ministre compte d’ailleurs prendre des mesures pour les remettre au travail.

La pauvreté reste préoccupante. Selon l’OCDE, le taux de pauvreté à 50% du revenu médian en 2000 était de 11,4% au Royaume-Uni. Le New Policy Institute recense en 2004 environ 8 millions de personnes vivant avec moins de 50% du revenu médian, soit environ 13% de la population britannique, et 12 millions vivant avec moins de 60% de ce revenu, soit environ 23% de la population du pays.

Le secteur des services, notamment financiers grâce à la City, se porte bien, alors que l'industrie est en déclin, symbolisé par la faillite de Rover et la fermeture d'une usine de Jaguar.

Une dégradation des échanges commerciaux

En 2005, le déficit commercial britannique a atteint un record : 65,5 milliards de livres (95,2 mds EUR), contre 60,4 milliards en 2004 et 47,9 milliards en 2003, selon les chiffres publiés le 9 février 2006 par l'Office des statistiques nationales (ONS). Ce déficit repésente 5,4% du PIB britannique, pourcentage le plus élevé depuis 1974 (6,3%); il est comparable en pourcentage au déficit commercial américain.
Ce déficit reflète la détérioration persistante de l'économie depuis un an, d'autant que pour la première fois depuis 1979 le pétrole ne l'a pas soutenu.

Avec les services, traditionnellement bénéficiaires, le déficit sur l'année a atteint 47,6 milliards, également un record, après 39 milliards en 2004.

Un ralentissement de la croissance

La croissance économique du pays a également fortement ralenti en 2005/2006, tombant au plus bas depuis 1992, à 1,8% (initialement une fourchette de 3% - 3,5% avait été retenue) contre 3,2% en 2004, ce qui a pesé sur les recettes fiscales du gouvernement.

Une dette publique encore maîtrisée, mais en nette progression

La dette du Royaume-Uni s'établit à 459 milliards de livres (environ 700 milliard d'euros) à la fin mars 2006, soit 36,6% du produit intérieur brut, ce qui est tout à fait conforme aux souhaits européens (< 60 %) et bien moindre que celles constatées dans d'autres pays (Allemagne, France ou Italie), toutes à plus de 60 %.
Toutefois, elle progresse très rapidement : la dette publique a ainsi gonflé de 145 milliards (210 milliards d'euros), soit 46%, en seulement quatre ans.

Catégorie :
Strategie
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Date de publication :
17 octobre 2006